Les ministres de l’Agriculture des vingt économies les plus puissantes du monde ont reconnu, dans leur déclaration finale adoptée le 23 juin à Paris, le rôle que peuvent jouer les biocarburants dans la réduction des gaz à effet de serre. Ils ont par ailleurs souligné qu’ils entendaient « exploiter les possibilités liés aux biocarburants compte-tenu des besoins mondiaux en matière de sécurité alimentaire, d'énergie et de développement durable ». Le G20 exprime ainsi sa sensibilité concernant les « facteurs qui influencent les relations entre la production de biocarburants et la disponibilité alimentaire ». Et martèle qu’il est favorable au développement des bioénergies durables ainsi que de nouvelles générations de biocarburants.
Le Diester, biodiesel français issue des graines de colza et de tournesol, entre parfaitement dans ce schéma directeur édicté par le G20. Aujourd’hui incorporé à hauteur de 7% dans le diesel de Monsieur Tout le monde à la pompe, son utilisation a contribué à diminuer, en France, de près de 5 millions de tonnes d’équivalent CO2 les rejets dans l’atmosphère en 2010. Le Diester respecte en outre les critères de durabilité définis par la Commission européenne, c’est-à-dire qu’il n’est pas produit à partir de matières premières extraites ni de terres de grande valeur en termes de diversité biologique, ni de terres converties présentant un important stock de carbone comme des zones humides ou des zones forestières.
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