L’étude définitive rendue publique le 8 avril par l'Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie (Ademe) sur le bilan écologique des biocarburants confirme l'excellente performance du Diester, le biodiesel français produit à partir des graines de colza ou de tournesol. Les résultats de cette étude, réalisée par le cabinet Bio Intelligence Service sous l'égide d'un comité technique associant les professionnels des filières agricoles, des filières industrielles et des associations environnementales, indiquent ainsi que la consommation de Diester permet de diminuer de 60 % à 70 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport au gazole fossile, bien devant d'autres biocarburants. Ce qui place le Diester en tête des économies de gaz à effet de serre réalisées dans le secteur des transports puisque tout gazole distribué à la pompe en France contient en moyenne un peu plus de 6% de Diester, soit le premier carburant renouvelable en volume.
Ces résultats satisfont par ailleurs pleinement aux critères de durabilité définis par la directive européenne relative aux énergies renouvelables qui imposent au biodiesel de réduire d’au moins 35 % les émissions de CO2 par rapport à un carburant traditionnel, taux qui sera porté à 50 % en 2017. Ce qui n'empêche pas Diester Industrie de poursuivre, selon son président Philippe Tillous-Borde, « l’amélioration de ses résultats environnementaux au-delà des exigences réglementaires pour conserver toute sa place au sein du bouquet d’énergies renouvelables de demain ». Il est vrai que tous les biocarburants ne sont pas logés à la même enseigne. Et le bilan écologique peut être beaucoup plus contrasté, voire s'inverser, si on prend en compte les forêts ou prairies détruites pour les cultiver (voir encadré).
En tout cas, le bilan écologique est « positif » en ce qui concerne les biocarburants produits en France qui « sont une filière d'avenir », comme l'a observé le ministre de l’Agriculture, Burno Le Maire. Et d'enchaîner : « C'est un bon choix de la France, un bon choix pour l'environnement comme l'étude de l'Ademe vient de le confirmer. C'est bon pour le développement économique et l'emploi. C'est bon pour les agriculteurs car cela leur ouvre des débouchés supplémentaires notamment pour la filière des grandes cultures ». Bruno Le Maire a par ailleurs réaffirmé l'objectif de la France d'atteindre en 2010 une part de 7% de biocarburants dans les carburants routiers, tandis que l'objectif européen est de 5,75%.
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